24 février 2014

Premier retour au pays natal

Martine et Odile 10 et 6 ans.   Le quotidien n'est pas toujours tissé de poésie. Il faut du temps et de la distance pour enjoliver ses douleurs par des mots que l'on fait voltiger sous la plume. La légèreté de ces mots leur confine, une finesse, une discrétion, un tact, qui en les couchant sur la feuille, font disparaitre les désarrois, ne laissant la place qu'à l'amour de la vie, à l'amitié qui donnent sens à la vie. J'ai été une femme de l'ombre durant plusieurs années. Les responsabilités parentales! Tâche immense!.... [Lire la suite]
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14 septembre 2013

Gare D'Audierne 1, déc. 1951

    Nos neuf caisses de bois sont là devant-nous remplies de nos effets personnels, vêtements, vaisselles, enfin tout ce qui nous sera nécessaire pour nous établir dans ce pays lointain et inconnu. Juste un point sur la carte dans le dictionnaire. Tant à Pont-Croix qu'à Quimper nous n'avons pu dénicher une carte du Québec ni du Canada; Ce n'est point en demande nous répondait-on d'une librairie à l'autre. ( vive l'internet d'aujourd'hui) Nos seules connaissances sont ce que le service d'immigration nous en a dit. En... [Lire la suite]
28 mai 2013

Henri tel que je l'ai connu

        petite histoire de carte postale , voir texte en fin de page.   Henri, mon père   Papa devint orphelin à neuf ans. Il fut placé à l'hospice pour enfants  à Pont-Croix. Il n'y demeura pas longtemps. Le métayer du manoir de kerham vint l'y chercher. Il l'engagea pour les menus travaux de la ferme, en échange de l'habillement,  la nourriture et l'instruction scolaire. Il fut bien traité par ces gens, ce qui n'était pas le cas pour certains  orphelins. Donc il passa son... [Lire la suite]
24 mai 2013

Vivre dans un penn-ty -2

  La margelle du vieux puits disparue  depuis longtemps La rue kreiz ker où nous habitions  et dans le fond les vaches se promenant fièrement dans la grande rue (Ar rue vraz)     C'est avec un brin de nostalgie que j'évoque encore les veillées autour de la table de cuisine. Maman et tante Anna s'installaient l'une et l'autre, sur le bout des bancs, de chaque côté de la table. Elles s'adonnaient au tricot ou au reprisage pendant que nous faisions nos devoirs en silence. Maman supervisait nos problèmes... [Lire la suite]