hiver 2018

 

 Ma rue après une tempête, avec la machinerie lourde à l'oeuvre


https://www.youtube.com/watch?v=G551bmF4AhA

La chanson de Vigneault : Mon pays 

 

Même s'ils ont une origine commune, les verbes hiberner et hiverner n'ont pas le même sens. En fait, la forme hiverner résulte de l'évolution régulière du latin hibernare. Il est attesté en français dès la fin du XIIe siècle. En revanche, hiberner est ce que les linguistes appellent un « emprunt savant », c'est-à-dire que la forme hiberner a été créée plus tardivement, au XIXe siècle, d'après le latin hibernare.

 S'ils sont distincts par la forme, ces verbes le sont aussi par le sens. Hiberner s'emploie en parlant de certains animaux pour signifier qu'ils passent l'hiver dans un état d'engourdissement ou de profonde léthargie.

 Exemples :

  Les animaux qui hibernent présentent une baisse marquée de la température corporelle et du rythme respiratoire ainsi qu'un ralentissement de leurs fonctions physiologiques.

- Il y a une croyance populaire entourant la première sortie de la marmotte qui a hibernétout l'hiver.

 Quant au verbe hiverner, il signifie « passer l'hiver à l'abri, dans un lieu quelconque ». Il s'est d'abord dit de navires, de troupes, qui devaient passer l'hiver dans un lieu protégé en attendant la belle saison. Hiverner pouvant également se dire d'animaux qui vont se réfugier dans un abri ou dans un lieu tempéré sans être pour autant en hibernation, on peut penser que ce croisement sémantique a pu favoriser la confusion entre les deux verbes.

 Exemples :

 - Lors de l'expédition, le navire dut hiverner dans la baie, prisonnier des glaces.

- Les oiseaux hivernent dans des régions plus chaudes.

 Dans certains contextes, hiverner peut avoir un complément d'objet direct. Hiverner des plantes ou du bétail veut dire qu'on les met à l'abri de la gelée ou dans l'étable pour l'hiver. Wikipédia

 

--Hiberner, hiverner, me font penser à geler, glacer, froidure, verglas, neige, tempête, sortie de route, accident, jambes, genoux, hanches cassés dans des glissades  sur des trottoirs en miroir qui entraînent séjours pénibles à l'hôpital.  

Des fois je voudrai hiverner, c’est à dire me mettre à l’abri, vivre en marge de toute vie, dans une cave ou une case , à défaut d’une étable ou d’un bunker, isolée de tous bruits et chauffée.   Là encore je devrai me mouvoir et m’adonner à une quelconque activité.

J’opterai pour de la musique bretonne ou je pourrai danser au son d’une cornemuse ou d’un biniou. je commencerai par le répertoire des cantiques  bretons et je continuerai par les bardes d’aujourd’hui avec leur voix dont l’écho me projette  dans les landes couvertes de genêt jaune et de bruyère rose. Je m’endormirai,  bercer par le bruit du ressac. À mon réveil Vigneault à la voix éraillée me rappellera que:

Mon pays ce n’est pas un pays, c’est l’hiver

Ma maison ce n’est pas ma  maison , c’est froidure !

Voilà la raison de mon absence sur mon blog, j'Hiverne 

22 janvier 2018

Blandine Meil